L’ISLAM BANANIA

« Un Bail Emphytéotique, en guise de laisse »

« C’est une avancé », « c’est quand même mieux que prier dans les caves », « c’est un premier pas vers la propriété ». Voilà ce qu’on pouvait entendre samedi entre deux verres de thé. Un arrière goût d’hypocrisie, des relents de colonialisme. Des politiques venus s’assurer de leur main mise sur ce lieu de culte, se vantant des efforts du regretté Frêche concernant la détresse de ces pauvres musulmans, sans oublier de serrer des mains pour construire leur farandole de 2014. Dans une ambiance de folklore maghrébin que nos élites aiment tant, servis par des musulmans ayant mal compris le sens de soumission, relégués sous le tapis, au même endroit que les miettes qu’on leur laisse. La signature d’un bail emphytéotique, pour cette salle polyvalente accueillant depuis des décennies des milliers de fidèles. Le passage de la colonisation au protectorat.

Et il faudrait se réjouir de cette nouvelle, s’en féliciter, se dire que c’est un pas vers l’autonomie. Mais depuis quand la laïcité est-elle à géométrie variable ? Depuis quand se construit-elle par étapes ? Agit-on de la sorte avec les autres cultes ? Feu des principes et des vertus républicaines lorsqu’il s’agit de s’ingérer dans la gestion des mosquées. On donne des leçons de démocratie à droite à gauche, critiquant les monarchies et dictatures en place, mais que la gestion d’une mosquée se transmette de père en fils, c’est normal. On parle sans cesse d’une laïcité séparant l’Eglise de l’Etat, mais qu’une mosquée soit mise sous tutelle par une mairie, y’a pas de problème. On érige un « Islam de France », mais que les consulats étrangers gèrent ses lieux de culte, aucun souci. Qu’une mosquée serve de supermarché électoral à prix discount, quoi de plus normal en tant de crise. Bref, il y a quelque chose de schizophrénique dans ce rapport entre politique et Islam, ou tout simplement quelque chose de malsain.

Les musulmans ne demandent pourtant aucun privilège, juste l’égalité de traitement. Pas de terrain vendu pour un euro symbolique, juste un prix de vente à sa juste valeur. Une simple application de la loi de 1905, pas de baux municipaux.

Lâchez nous la Barbe !!!

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eterteteyrtyryt

LE PETIT-BARD EN OTAGE

Depuis trop longtemps, le Petit-Bard attend jusqu’à en devenir malade. Tant de promesses, de discours, de manifestations, d’occupations, d’espoirs déçus.

Tout le monde dit que les habitants sont dans leur bon droit, mais personne n’ose remettre en cause les règles du jeu qui profitent toujours aux mêmes.

Pourtant, ceux du Petit-Bard ne demandent rien de magique : ils veulent la justice, l’égalité, le respect, un comportement normal, pas de privilèges. Les responsables sont connus par tous, c’est la Mairie, ACM, l’Agglomération, l’Etat, le Parti Socialiste de Montpellier. Chacun renvoie la responsabilité sur l’autre et pendant ce temps là le quartier sombre dans une dépression sans retour. La jeunesse est abandonnée à son triste sort. Ceux qui se battent pour que le quartier reste debout sont méprisés, marginalisés, sommés d’être les porteurs de valises de nos chers politiciens. Qu’un bailleur social, ACM, établissement public, refuse ouvertement de reloger ceux du Petit-Bard par racisme ethnique ou social pas de problème. Qu’on dilapide l’argent des contribuables pas de problème. Que la corruption devienne la règle pas de problème. Que la rénovation du quartier traine depuis huit années c’est normal…

Personne ne bouge, les responsables se cachent, règlent des comptes entre eux pour le pouvoir et les balles perdus sont toujours pour les mêmes.

Il y a quelque chose de pourri dans le pays des droits de l’homme, quelque chose qui ne tourne pas très rond…

Nul besoin de catalogue de revendications, nul besoin de négociation, nul besoin de dialogue… Le temps du blabla est épuisé, les concertations bidons, on a donné. Au-delà de la rénovation du quartier, le feu couve sous la déprime. Une étincelle et tout « ce beau monde » viendra faire la nécrologie des espoirs déçus. Pour avancer nous sommes là, pour faire de l’esbroufe et des discours, qu’ils cherchent des figurants ou des pompiers. Avec la crise, les candidats ne manquent pas.

Pas de mendicité, la justice c’est tout.

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PERMIS DE TUER

PERMIS DE TUER : NOTRE SILENCE NOUS REND COMPLICE

JUSTICE ET VERITE POUR HAKIM !!!

 

Cet appel s’adresse à tout les militants qui luttent pour la justice, quelque soit leur conviction. Chacun peut ainsi se reconnaitre à travers cet appel, et nous invitons chacun à le diffuser largement.

Nous sommes conscients que le soutien à la Palestine est devenu au fil des années une cause revendiquée par de plus en plus de monde, notamment des jeunes issus des quartiers populaires. C’est ainsi que nous nous adressons plus particulièrement aux militants pro-palestiniens, à tous ceux qui sont réellement actifs pour la cause palestinienne et qui font avancer les choses à leur échelle. Diverses initiatives sont régulièrement mises en place, réunissant de nombreuses personnes, et en tant que militants pro-palestiniens actifs nous nous félicitons de l’ampleur que prend régulièrement le combat pour la justice en Palestine.

Mais le constat est le suivant : pourquoi les personnes les plus promptes à s’indigner et à se révolter contre les crimes commis en Cisjordanie ou à Gaza sont-elles si silencieuses lorsque des exactions sont perpétrées dans leur quartier ou à quelques kilomètres de chez elles ? Plus largement, de nombreuses organisations, syndicats, partis politiques, appellent à se mobiliser pour diverses causes, que nous ne renions pas, mais concernant les crimes et les violences policières c’est le silence total. Des moyens humains et économiques sont mis en place pour des luttes dites sociales ou humanitaires, mais qu’en est-il lorsque la mobilisation est pour soutenir une famille victime d’un crime policier, pour réclamer la justice et la vérité ? Rien, si ce n’est une ou deux personnes portant l’étendard ou la banderole de leur organisation pour les plus investis, sinon une signature sur un appel, ou le silence le plus éloquent…

Un bref rappel des faits

Le 8 mai 2008, Hakim Ajimi est mort suite à une interpellation par des policiers de la Brigade anticriminalité.

Les rapports d’expertise médicale concluent que la mort du jeune homme est due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps.

En mai 2010, les juges d’instruction de Grasse en charge du dossier, avaient rendu une ordonnance de non-lieu partiel pour les deux fonctionnaires de la BAC. Suite à l’appel de cette décision par le parquet, ces deux policiers ont été renvoyés le 9 septembre devant le tribunal correctionnel de Grasse pour homicide involontaire.

Du 16 au 20 Janvier 2012 c’est tenu le procès de sept membres des « forces de l’ordre » impliquées dans la mort de Hakim Ajimi. Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) jugés pour « homicide involontaire », un policier municipal et quatre fonctionnaires de Police secours pour « non-assistance à personne en danger. »

Le 24 février 2012, des peines de 6 à 24 mois de sursis ont été prononcées à l’encontre de trois des sept policiers impliqués, les autres étant relaxés. Du sursis… Une justice à deux vitesses, encore et toujours… Les policiers ont même fait appel de cette décision, tout un symbole, à nous de profiter de cet appel pour continuer à réclamer la justice pour Hakim.

Permis de tuer

Lors de ces rendez-vous au tribunal, les syndicats de police se déplacent en nombre, pour soutenir les meurtriers, et inculquant dans l’esprit collectif que les policiers n’ont fait que leur travail. Le 28 février 2012, la quasi-totalité de la BAC de Grasse a même déposé un rapport de démission en soutien à leurs collègues condamnés. Ce n’était que du bruit, ils ont évidemment tous réintégrés leur poste. S’en est suivi deux nouveaux rassemblements à Nice, dont un important devant la préfecture. Qu’ont-ils fait de leur devoir de réserve ? Notre silence face à ce jugement et aux provocations des syndicats de police nous rend complices, complices des futurs homicides de la part des forces de l’ordre, car le verdict de ce jugement n’est ni plus ni moins que la délivrance d’un nouveau permis de tuer. Les policiers sont-ils au-dessus des lois en France ? C’est donc à nous de répondre à l’appel et d’être présents en nombre le jour J afin de rétablir la justice et la vérité sur les faits !

En faisant le parallèle avec la Palestine on ne compare pas les deux situations, ni les deux contextes, mais la souffrance de la mère, de la famille de Hakim, a-t-elle moins de poids que la souffrance vécue par une famille palestinienne qui pleure l’assassinat d’un des leurs ? On fait des manifestations, des rassemblements pour des faits d’injustices se déroulant à des milliers de kilomètres, et quand cette injustice se produit sous nos yeux on fait rien ? On baisse la tête et on oublie ? La mère de Hakim ne mérite-t-elle pas un soutien au même titre que les mères palestiniennes ?

On doit tous se battre contre cette forme d’indignation sélective. C’est la mode de militer pour la Palestine, de s’afficher un drapeau à la main en pleine manifestation, mais dénoncer les crimes policiers reste un combat de l’ombre. Pourquoi ? Est-ce que c’est une cause moins noble ? On est prêt à faire des milliers de kilomètres et dépenser des sommes d’argent colossales pour aller en Palestine, s’afficher à Gaza, à Jérusalem, mais on n’est pas capable de se rendre au tribunal pour soutenir la famille de Hakim. C’est cette logique qu’il faut changer. Une injustice reste une injustice, où qu’elle se produise, un crime reste un crime, causé par un soldat israélien ou les forces de l’ordre de notre cher pays des droits de l’homme.

Nous, habitants des quartiers, des centres-villes, nous subissons quotidiennement les injustices, celles-ci se soldant parfois comme pour Hakim par un homicide. Nous avons prioritairement un travail à faire concernant ces situations qui ruinent la vie de beaucoup d’habitants. C’est en étant d’abord forts et unis ici qu’on sera beaucoup plus efficaces pour soutenir les luttes menées ailleurs. Sans pouvoir et sans rapport de force sur notre territoire, c’est impensable d’avoir un poids quelconque à plus grande échelle. On n’est pas capable de se défendre ici, face aux injustices quotidiennes, et on voudrait jouer les sauveurs à des milliers de kilomètres ? Comment peut-on prétendre aller briser les chaînes de l’oppression là-bas, lorsqu’on traine nous-mêmes le poids des injustices comme un boulet attaché au pied…

LE COMITE VERITE ET JUSTICE POUR HAKIM APPELLE A UN PREMIER RASSEMBLEMENT LE 12 JANVIER A GRASSE SUR LE LIEU DE LA MORT DE HAKIM.

LE RASSEMBLEMENT DEVANT LA COUR D’APPEL D’AIX EN PROVENCE AURA LIEU LES 14 ET 15 JANVIER, NOUS APPELONS TOUTES LES ORGANISATIONS ET SURTOUT TOUT LES MILITANTS SE RECLAMANT DE LA CAUSE PALESTINIENNE A VENIR SOUTENIR LA FAMILLE DE HAKIM ET EXIGER LA JUSTICE POUR CET HOMICIDE !!!

MIB 34

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La grande délinquance, celle des cols blancs…

Article publié dans Midi Libre le 11.12.2012

hamza ml

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Intervention du MIB34 lors de la manifestation en soutien à GAZA et à la RESISTANCE PALESTINIENNE.

A Montpellier, le 17.11.2012

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Concernant une zone prioritaire de sécurité aux quartiers Petit Bard-Cévennes-Pergola…

Article de Montpellier+ concernant l’association JUSTICE POUR LE PETIT BARD et la Zone prioritaire de sécurité. RDV prit avec le Maire de la ville Hélène Mandroux à la mi-novembre pour échanger de vive-voix avec elle.

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